La santé de la femme, une attention particulière de l’Ayurveda
La santé de la femme, une attention particulière de l’Ayurveda

La santé de la femme, une attention particulière de l’Ayurveda

La femme n’a pas qu’une vie organique, elle en a au minimum cinq : enfance, puberté, période de fécondité, péri-ménopause, ménopause ! Et en plus de cette évolution en fonction de l’âge, il y a ces étapes, ces bouleversements pour le corps, comme la grossesse ou la prise de la pilule. Être une femme, c’est donc accepter de vivre son corps en jonglant entre le rythme des hormones et celui des décisions personnelles. Autant utiliser toutes les ressources de l’Ayurveda pour une vie de bien-être !

Vivre ses règles avec l’Ayurveda

En Ayurveda, le cycle menstruel est une période Vata. Elle correspond à l’écoulement des fluides organiques et ce dosha est justement celui de l’eau, qu’il s’agisse de celle des océans ou de l’organisme humain. 

Les cycles menstruels ont lieu tous les 28 jours, ce qui correspond à une lunaison, même si toutes les femmes n’ont pas la même régularité. Cette phase d’écoulement fatigue l’organisme et mérite une attention toute particulière. A tel point qu’une fois le cycle terminé, l’Ayurveda considère que le corps entame une petite convalescence, comme après une blessure.

Normalement les cycles menstruels devraient s’écouler sereinement, sans douleur, avec un rythme régulier et un flux qui ne soit ni odorant, ni constitué de caillots. L'Ayurveda dispose de solutions pour atteindre ce niveau de confort. En effet, pour prendre soin de son organisme pendant les règles, il faut fuir tout ce qui peut augmenter Vata c’est-à-dire les sources de stress et la nourriture trop grasse, trop abondante ou au contraire pauvre ou sèche. Les activités physiques sont ralenties pour éviter l’agitation nerveuse et cérébrale. Les femmes en période de cycle menstruel doivent donc prendre soin d’elles, se reposer, éviter les changements thermiques brutaux, privilégier une alimentation légère composée de légumes et ne pas avoir d’activité sexuelle, beaucoup trop stimulante.

Les maux de dos et de ventre, la baisse de tension, les palpitations cardiaques et la perte de confiance en soi que certaines femmes observent en période de règles, peuvent être liées à une mauvaise digestion, tout simplement. L’hygiène alimentaire est donc essentielle, autant en période de règles que juste avant, pour préparer l’organisme à l’élimination des flux. Le Triphala (complexe ayurvédique qui évite la constipation et aide à la digestion) est déjà un allié sûr quelques jours avant le début du cycle.

S’épanouir avant et pendant la grossesse

Selon l’Ayurveda il ne faut pas attendre que le bébé soit prêt à naître pour s’occuper du corps de la maman. C’est même l’inverse : idéalement il faut préparer l’organisme quelques mois avant de démarrer l’aventure. Pour «construire» un corps sain et fort, et stimuler le tissu reproducteur, la femme doit pratiquer des cures de rasayanas, également connus sous le nom de « substances régénérantes ». Le Shilajit, le Guduchi ou des complexes spécialement rasayanas sont recommandés. Ils vont agir sur les cellules pour soutenir leur renouvellement et renforcer le système immunitaire.

Ensuite, il faut se concentrer sur le moment de la conception. En Occident, on arrête la pilule, en Ayurveda, on nettoie son organisme d’une manière très agréable : en prenant soin de soi. La future maman doit donc se « purifier » en mettant son corps et son système digestif au repos, au moins le temps d’un week-end. Soupes de légumes, fruits et belles nuits de sommeil seront au menu. Sans oublier la cure de rasayanas évoquée plus haut. 

Pendant la grossesse, la femme ne doit pas pratiquer de régime ou de cure détox. Au contraire, elle doit se nourrir d’aliments sains, riches en nutriments et idéalement bio. Psychologiquement, la future maman doit se préparer à recevoir le bébé. Avec de la méditation, du yoga adapté en fonction des mois et beaucoup d’amour, la naissance sera une véritable fête. 

 

La ménopause : une nouvelle aventure qui commence

Période de bouleversements physiques, psychologiques et de grandes étapes dans la vie (les enfants quittent la maison, on commence à penser à la retraite), la ménopause est extrêmement variable d’une femme à l’autre. Elle peut durer quelques semaines ou quelques années. Dans tous les cas, elle bouleversera les trois doshas à tour de rôle. Pitta, directement lié au système hormonal, est le premier à être concerné. Puis la nervosité, l’agitation et les insomnies trahissent une augmentation de Vata. Enfin Kapha se manifeste par une moindre résistance à l’effort, un besoin accru de repos et parfois une prise de poids.

Pour pallier une bonne partie de ces désagréments, massez votre corps quotidiennement avec de l’huile de sésame, dénichez dans l’alimentation ou les compléments alimentaires du calcium pour votre squelette et de la vitamine E pour régénérer la peau. Maintenez enfin une bonne hygiène de vie. 

 

Le shatavari, plante aimée des femmes

Il est impossible d’évoquer la santé de la femme selon l’Ayurveda sans parler du shatavari. En effet, cette plante qui pousse en Inde, est sans doute le meilleur allié tout au long de sa vie. Aphrodisiaque, apaisante, lubrifiante, elle accompagne pleinement chacune et sait s’adapter en fonction des besoins. Le shatavari est une des plantes les plus importantes pour la santé du système reproducteur féminin. Il soutient, renforce et tonifie l’organisme. Efficace pendant le cycle menstruel, il régule le flux sanguin et apaise efficacement les douleurs, gonflements ou maux de tête.

En Inde, on dit aussi que cette plante intervient quand le corps et l’esprit sont en état de surchauffe, d’épuisement ou de déséquilibre, comme c’est parfois le cas au moment de la ménopause. Rafraichissant, le shatavari apaise les bouffées de chaleur et régule les humeurs. Son action aphrodisiaque lui vaut le surnom de « celle qui possède cent maris ».    L.G. ■