Nos émotions facteurs de stress
Nos émotions facteurs de stress

Nos émotions facteurs de stress

Selon l’Ayurveda il est impossible de soigner correctement notre corps lorsqu’on a des problèmes psychologiques ou émotionnels, ces derniers prennent généralement le pas sur les facteurs physiques. Un patient peut suivre un régime adéquat, mais s’il est mentalement agité ou s’il a une attitude négative par rapport au traitement, celui-ci risque de ne pas être efficace.

Les principaux problèmes psychologiques, douloureux ou perturbants, sont de nature émotionnelle, comme la peur, la colère, le désir, le chagrin, la jalousie… L’Ayurveda nous propose de gérer correctement nos émotions, pour développer celles qui sont positives, maitriser les négatives et ainsi limiter le stress qui peut nous envahir.

De nos jours de nombreux psychologues préconisent d’exprimer ses émotions cachées ou réprimées pour s’en débarrasser. Il est exact que toutes les émotions qui sont bloquées en nous doivent en sortir tout comme les toxines du corps pour recouvrer la santé. Toutefois chez certaines personnes l’expression de leurs émotions peut aggraver ces dernières. La connaissance des caractéristiques ou qualités de chaque doshas nous permet de comprendre ces phénomènes.

Il est préférable que les personnes Kapha expriment leurs émotions parce qu’elles ont une énergie émotionnelle qui tend vers la lourdeur et le blocage. Elles ne font pas face à leurs émotions, elles sont en général gentilles ou trop confiantes pour affronter leurs émotions négatives. L’expression de leur colère ou autres émotions perturbantes peut les aider à soulager leurs blocages et favoriser leur guérison émotionnelle. Par-contre les personnes Pitta et Vata doivent apprendre à contrôler leurs émotions. Les Pitta extériorisent tout particulièrement leur colère ce qui est nuisible notamment en présence de personnes de type plus sensible. Les Pitta ont des difficultés à extérioriser leurs émotions positives de reconnaissance et d’amour, ils doivent apprendre à les exprimer. Les Vata sont les plus exposés au stress. Ils ont des émotions fluctuantes et excessives. Ils doivent éviter de laisser libre court à leurs émotions, particulièrement en ce qui concerne la peur et l’anxiété. Leur esprit doit se calmer, ils ont besoin de paix, de stabilité et surtout d’empêcher les fluctuations émotionnelles. 

Il faut éviter de réprimer nos émotions parce qu’elles ont tendance à ressortir sous forme de réactions subconscientes perturbées. Il faut au contraire les identifier, les considérer et les traiter avec amour et respect, nous devons apprendre à les gérer. Il est souhaitable d’accorder de l’attention à nos émotions positives et d’apprendre à contrôler nos émotions négatives. Ces dernières doivent être libérées c’est-à-dire donner libre court à leur énergie prisonnière, pour qu’elles deviennent positives. Cela consiste à transformer les émotions négatives en émotions positives, par exemple transformer la haine en compassion, par des thérapies spirituelles (daiva cikitsa) qui comprennent la méditation, le pranayama (contrôle de la respiration), les mantras, le yoga, la visualisation et les rituels.

I Le mécanisme et les effets du stress 

Le stress entraine une accélération des principes sensoriels dit Vata. Ces principes sont les mouvements spontanés du corps comme le rythme respiratoire, la circulation sanguine, le rythme cardiaque, le mouvement digestif et le flux d’information dans le système nerveux.

Le stress n’est pas dommageable en soi et peut nous être profitable, il nous permet d’évoluer, d’être créatif et même de nous dépasser. Les problèmes viennent d’une fréquence trop rapprochée et d’une trop forte intensité sans récupération suffisante. Le stress provoque alors des dommages sur tous les mouvements spontanés évoqués plus haut. Par exemple, la pression sanguine s’accélère ce qui use les parois veineuses. 

Les moyens dont nous disposons en Ayurveda pour apaiser le stress sont multiples mais nous commencerons par évoquer les massages. Le stress se traduit par une crispation, les fibres musculaires restent resserrées. Un massage décontractant des muscles aidera à rétablir une circulation sanguine harmonieuse dans toutes les parties du corps. De plus, le massage engendre une détente nerveuse qui répond aux effets que le stress fait subir à l’ensemble des organes. Les massages prodigués par un professionnel sont préférables, mais faute d’un masseur à disposition, prendre cinq minutes tous les matins pour s’automasser est une solution plus simple et qui ne manque pas d’intérêt.

Un autre type de soins dont nous disposons en Ayurveda pour réparer les effets du stress est le soin Shirodhara. Le principe est de faire couler un filet d’huile sur le front par mouvement de balancier pour réduire l’activité nerveuse et provoquer la détente.

Pour l’Ayurveda toutes les préconisations que nous trouvons dans la régulation des excès Vata sont à appliquer pour réduire les effets négatifs du stress : 

- Pratiquer le yoga ou une activité physique.

- Retirer de son alimentation tous les excitants mais aussi l’alimentation acidifiante.

- Quotidiennement pratiquer des exercices de relaxation ou de méditation.

- Prendre soin de son corps.

Comme pour tout problème de santé, l’Ayurveda propose des solutions grâces aux plantes. L’Ashwagandha est une plante ayurvédique intéressante pour gérer le stress. Elle est adaptogène, c’est-à-dire qu’elle accroit de manière générale les capacités de l’organisme à s’adapter aux différents stress qui l’affecte. Autrement dit l’Ashwagandha comme toutes autres plantes adaptogènes régule l’activité nerveuse. Les personnes de type Kapha peuvent tout comme les Vata et les Pitta utiliser l’Ashwagandha, mais la Centella Asiatica est plus adaptée à leur constitution ayurvédique. La Centella Asiatica ou Gotu Kola aux nombreuses vertus, est utilisée entre autre depuis des siècles, pour lutter contre l’anxiété et la dépression grâce à l'asiaticoside qu'elle renferme.

Le stress n’est pas une fatalité, certaines personnes réussissent à le gérer très convenablement, le tout est de le dominer et ne pas le laisser nous envahir.